Inforeg N°24 SNPDEN Bordeaux 2018-2019

  Inforeg n°24 |   mai 2019

SNPDEN BORDEAUX
 
 
 

 
INFORMATION RÉGIONALE
N°24

 
 
 
 
 


Préparation de la rentrée: reculs sur notre autonomie

 
Les personnels de direction des Pyrénées atlantiques ont découvert dans une note de service du DASEN reçue début février qu’ils étaient dorénavant contraints de gérer et d’employer différemment les HSA de leur DGH. La note de service du DASEN précise ceci au sujet de la transformation des HSA en HSE de la DGH:
  • « Vos heures de « norvégien » ne peuvent pas dépasser 10% de la partie HSA de votre dotation. De plus, ce volume horaire ne peut pas dépasser 20 HSA »
  • « Une HSA de « norvégien » doit être convertie en 30 HSE »
Cette initiative n’est pas unique. Des tentatives similaires émergent actuellement dans certaines académies ou départements avec la même volonté de limiter le nombre d’HSA non ventilées et de réduire l’HSA à 30 HSE et non plus 36 ! Cette décision, sans concertation, est un déni de confiance qui vise les personnels de direction qui sont implicitement suspectés de détourner des HSE de leur objectif. Pire, dans certains départements des collègues ont découvert qu’une HSA était convertie en 30 HSE sans même qu’ils en soient informés.
 
Le SNPDEN Bordeaux dénonce cette démarche qui vient saper l’autonomie dont l’EPLE dispose pour la gestion de la DGH et notamment des HSA. Nombre d’EPLE ont par exemple construit un projet d’AP qui s’appuie sur les HSA non ventilées dans les services d’enseignement afin de financer des ateliers d’AP en barrette sur des périodes définies. Cela permet aux équipes de direction de s’assurer que ces HSE sont bien employées pour de l’AP et pas pour du dédoublement de certains cours que nous ne pouvons pas contrôler.
 
Le SNPDEN Bordeaux reste vigilant et invite les collègues à nous signaler les difficultés rencontrées sur ce domaine afin que nous les défendions.

                                                                                                                                 

 
 
 

gratuité des manuels scolaires des lycées: ce ne sera pas aux dépends des équipes de direction

 
Le SNPDEN Bordeaux salue la décision de la région Nouvelle Aquitaine d’assurer la gratuité des manuels scolaires. Néanmoins, si cette mesure peut contribuer à gommer les inégalités sociales, elle ne peut pas se traduire par une gestion qui reposerait sur les équipes de direction.
La région n’a pas encore précisé quelle modalité d’organisation elle prévoit, mais il semble que la gestion et l’organisation reposerait sur les lycées.
Dans ce cas, des questions pragmatiques doivent être posées :
  • La gestion des stocks : pour un LGT ordinaire comptant 1000 élèves de second cycle, un stock de manuels scolaires représente en moyenne 10000 volumes. Où les stocker ? Certains lycées ont un espace saturé.
  • La gestion des manuels scolaires : la gestion d’une telle opération signifie recueillir les besoins, passer commande, réceptionner, encoder les manuels, les distribuer, gérer les aléas (perte, dégradation, …), récupérer les manuels et constater leur état, …
  • Qui fait quoi ? cela ne rentre pas dans les missions des professeurs documentalistes, ni de celles des AED.
  • A qui appartiendrait le stock ? Si les lycées doivent faire l’acquisition des manuels, le rectorat dotera-t-il les services d’intendance en conséquence, alors qu’ils sont déjà chargés par les nouvelles mesures liées au tarif de demi-pension indexé sur le quotient familial ? On peut en douter.
  • Quid des fédérations de parents d’élèves qui se sont investies dans des bourses aux livres, en recrutant parfois du personnel ?
  • La question des consommables en LP : ces manuels seront-ils rachetés chaque année ?
  • De quoi parle-t-on : manuels papier ou numérique ? Le choix d numérique ne résout pas toujours la fracture numérique et peut parfois l’augmenter.
  • Le calendrier : nous consacrons beaucoup de temps et d’énergie à la mise en œuvre de la réforme du lycée ; il ne nous parait pas raisonnable d’annoncer cette mesure maintenant pour la rentrée 2019.On peut imaginer que les enseignants ne seront d’ailleurs pas en mesure d’arrêter leurs choix de manuels scolaires dans des délais aussi courts.
Le SNPDEN Bordeaux, avec nos collègues de Potiers et de Limoges, et avec AI-UNSA, exprimeront d’autres propositions à la région.
Nous ne pouvons pas accepter que la décision de la région se traduise par une surcharge de travail et de pression pour les personnels de direction
, qui plus est dans le contexte de la réforme du lycée et du baccalauréat.

                                              
                                                                                               Xavier YVART
Secrétaire Académique


 
 
   
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